Gerem vend un SaaS de conseil en rémunération aux experts-comptables. Sur le papier, le secteur le plus « chiant » possible pour LinkedIn. Edouard avait un bon produit et plus de 400 cabinets déjà convaincus, mais un post par mois au mieux, aucune stratégie de contenu, et une agence 100 % automatisée qui envoyait des messages génériques en masse.
C'est exactement pour ça que ça a marché. Sur LinkedIn, les secteurs « boring » sont des océans bleus : personne ne poste, les rares publications sont corporate et sans âme, et le moindre contenu technique un peu humain explose.
En septembre 2025, on reprend tout : profil, contenu, community management, prospection. On refond d'abord les fondations — bannière, titre, section infos — parce qu'un prospect qui découvre un post finit toujours sur le profil. Puis on installe un système de contenu en trois formats : infographies techniques (les experts-comptables adorent les tableaux, c'est leur langage), lead magnets, et posts d'actualité fiscale.
Le tournant arrive au mois 4 avec un guide : « Pour lancer la mission conseil rémunération dans votre cabinet ». L'accroche du post : « Environ 40 000 € de CA dort dans votre portefeuille client. J'ai écrit le guide pour le récupérer. » 1 380 commentaires. On envoie le guide en message privé à chacun, à la main, et on qualifie dans la conversation. Ce post n'aurait jamais fonctionné au mois 1 : il a fonctionné au mois 4 parce que le profil était crédible et l'autorité déjà construite.
Côté prospection, la règle est simple : on ne contacte jamais quelqu'un qui ne connaît pas Edouard. Nos setters traquent chaque jour cinq signaux — vues de profil, likes, commentaires, connexions, nouveaux abonnés — lisent le profil avant d'écrire, et écrivent à la main. Trois touches maximum. Résultat : 25 % de taux de réponse, contre 2 à 3 % pour une automatisation classique.
Sept mois plus tard : 150 démos bookées, sans un euro de publicité et sans une seule automatisation.